CATCHAT

Le chat ... Rien que Chat ! ... Enfin presk !

Accueil > SANTE > LE F.I.V (OU SIDA DU CHAT)

LE F.I.V (OU SIDA DU CHAT)

lundi 13 mai 2002, par CatChat

Très proche de du virus de l’immunodéficience humaine (ou HIV), le virus de l’immunodéficience féline est responsable lui aussi d’un syndrome similaire au SIDA de l’homme chez le chat dont la seule issue est de la même façon la mort. Ce virus présent sur l’ensemble du globe se rencontre à une fréquence de 1 à 20% de la population féline selon les régions étudiées.

Transmission

Ce virus se transmet essentiellement par la morsure. Même si les voies sanguines et transplacentaire (de la mère au petit dans son ventre) ne sont pas à exclure totalement c’est surtout dans la salive que l’on retrouve des quantités importantes de virus qui profite de l’effraction cutanée lors de la morsure par un chat porteur pour contaminer un chat sain. C’est pour cette raison que l’on retrouve très peu de chaton positif et que de la même façon il existe 2 fois moins de positifs chez les femelles que chez les mâles chez lesquels les bagarres sont beaucoup plus fréquentes (surtout lorsqu’ils ne sont pas castrés).

Relations avec le virus leucemogène félin (F.e.l.V. ou leucose féline)

Il est clairement démontré que l’infection concomitante par ces 2 rétrovirus est non seulement possible et fréquente mais qu’elle permet aussi une expression clinique de ces maladies, ainsi qu’une issue fatale, plus précoce. D’où l’intérêt de la vaccination contre la leucose dans la prévention de la contamination mais aussi de l’expression clinique du SIDA du chat, en plus de son rôle préventif de la leucose bien sûr. Vacciner pour la leucose un chat séropositif pour le FIV permet donc statistiquement de retarder l’apparition des signes cliniques de la maladie.

Le SIDA du chat : la maladie

Elle se manifeste selon plusieurs étapes plus ou moins marquées :
- La première étape qui caractérise la primo-infection (ou contamination) passe en général inaperçue, elle se caractérise par une période de 1 mois environ pendant laquelle le chat présente des accès de fièvre ainsi qu’un faible gonflement généralisé des ganglions.
- Cette période se termine pour ensuite laisser place à une phase souvent très longue de séropositivité asymptomatique. La durée de cette période ainsi que les causes qui vont faire passer au stade clinique sont très mal connues mais il semble que cette période dure entre 2 et 10 ans, le plus souvent autour de 5ans.
- La dernière phase est constituée par les manifestations cliniques proprement dites de la maladie qui peuvent être extrêmement polymorphes. Cela commence en générale par des accès de fièvre et/ ou d’anémie avec un gonflement généralisé plus ou moins marqué des ganglions, et éventuellement un changement de comportement ( moins de toilette, poils moins beau, …)
- Ensuite vont se manifester des infections secondaires opportunistes qui sont le plus fréquemment des infections buccales (gingivites, stomatites), des infections respiratoires et oculaires (souvent rhinites ou conjonctivites récidivante ou chroniques) et moins souvent des infections cutanées (abcès, dermatites récidivantes)
- Cette dernière phase clinique peu durer de 6 mois à 5 ans mais est bien souvent stoppée prématurément par une euthanasie lorsque le chat commence à devenir léthargique et ne répond plus au traitement des maladies intercurrentes.

Le diagnostic

Il existe un test simple que l’on peut effectuer au cabinet rapidement (il suffit d’une prise de sang qui donne un résultat en moins de 10 minutes). Ce test est très sensible et un animal négatif à ce test à toutes les chances d’être réellement séronégatif. Par contre, il peut y avoir rarement des faux positifs. C’est à dire qu’un animal positif et bien portant peut être réellement séropositif mais à aussi une petite chance d’être séronégatifs car le test à détecter d’autres anticorps similaires dans le sang du chat mais qui ont donné quand même une réaction au test. Il est alors nécessaire de recourir à un test plus complexe en laboratoire pour être sûr de la séropositivité. Dans tous les cas un chat séropositif et présentant des symptômes pouvant être rapprochés du SIDA du chat à une proportion de chance totalement négligeable d’être un faux positif.

Prévention et traitement

Il n’existe pour l’instant aucun vaccin contre le SIDA du chat, celui ci est encore en cours de développement et devraient voir le jour dans quelques années. La meilleure prévention consiste tout simplement à éviter au maximum les morsures, limiter les chats errants, faire castrer son chat (surtout si c’est un mâle mais c’est aussi vrai pour une femelle). Faire vacciner son chat contre la leucose peut éviter aussi la contamination concomitante par le virus leucemogène accélérant le développement de l’infection clinique.

Du point de vue du traitement, à part le traitement des symptômes observés et des maladies opportunistes, il n’existe aucun traitement antiviral réellement efficace. Un traitement à l’AZT a déjà été tenté avec des résultats encourageant à très court terme mais très mitigés sur le moyen et long terme. Les autres antiviraux restent des molécules dont pour l’instant les effets secondaires néfastes surpassent de loin les éventuels bénéfices potentiels.


Source : Animalissimo

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?